SPOT est un organisme à but non lucratif, fondé à Québec en février 2014, dont la mission est d’améliorer l’état de santé des personnes marginalisées, désaffiliées, en situation de vulnérabilité sociosanitaire, non rejointes par l’offre de soins et services existante, et de former une relève professionnelle sensibilisée aux enjeux sociaux et aux besoins de santé de ces personnes.

SPOT reçoit le prix Coup de cœur de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique!

Prix MSSS

COMMUNIQUÉ

Prix d’excellence 2015-2016 du ministère de la Santé et des Services sociaux : la Clinique SPOT, prix Coup de cœur de la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique.

03 juin 2016 – Jeune organisme sans but lucratif fondé en 2014, SPOT Clinique communautaire de santé et d’enseignement s’est vue décerner hier, dans le cadre de la cérémonie des prix d’excellence 2015-2016 du MSSS, le prix Coup de cœur de la ministre déléguée, Madame Lucie Charlebois. Le conseil d’administration de la Clinique SPOT accepte ce prix avec gratitude et y voit une reconnaissance de son modèle de soins novateur, véritable alliance des intelligences en présence, lequel repose sur :

  • Une approche de soins globale et humaniste avec une proximité relationnelle et géographique;
  • Un rôle infirmier élargi au cœur de l’offre de soins et la présence d’un pair aidant dans l’équipe;
  • L’implication de citoyen-ne-s et d’organismes communautaires tant dans la gouvernance démocratique de l’organisme que dans toutes les sphères d’activités de celui-ci;
  • La collaboration interprofessionnelle et inter organisationnelle;
  • Le développement d’une relève professionnelle compétente, sensibilisée et solidarisée à l’égard des inégalités sociales de santé.

« Nous acceptons ce prix au nom des personnes vulnérables et marginalisées qui souffrent et qui trouvent à SPOT, comme dans d’autres initiatives du genre, des soins de qualité offerts dans un contexte chaleureux, et où elles sont écoutées, reconnues et respectées. Nous acceptons aussi ce prix au nom des étudiant-e-s en sciences sociales et de la santé qui s’engagent dans leurs études en rêvant de construire un monde meilleur et à qui SPOT permet de maintenir leur flamme humaniste bien allumée », souligne Maxime Amar, président de SPOT.

Le conseil d’administration tient à remercier ses partenaires de la première heure, tout particulièrement les facultés de médecine, de médecine dentaire, de pharmacie, des sciences infirmières, des sciences sociales et l’École de nutrition de l’Université Laval, le CSSS de la Vieille-Capitale/CIUSSS de la Capitale-Nationale, le MSSS (dans le cadre du Plan d’action interministériel en itinérance), le Regroupement pour l’aide aux itinérantEs de Québec et plusieurs de ses organismes membres ainsi que Centraide Québec et Chaudière-Appalaches.

Le prix Coup de cœur octroyé à SPOT confirme qu’il existe au Québec une ouverture pour faire les choses autrement, notamment pour améliorer la santé et le mieux-être des citoyens les plus vulnérables. Ce prix confirme également que la réponse aux besoins de santé des personnes vulnérables se doit d’être plurielle, flexible, et qu’il faut parfois sortir du cadre normatif pour les rejoindre adéquatement.

Du 1er avril 2015 au 31 mars 2016, l’équipe de SPOT a offert des soins en milieu communautaire à 719 personnes différentes pour un total de 1373 consultations. Nous avons la conviction de faire partie de la solution; c’est en travaillant ensemble, dans le respect de nos différences et en croisant nos diverses expertises que nous en arriverons à une meilleure équité en santé.

 

Au nom du conseil d’administration de SPOT-CCSE :

Dr Maxime Amar, président

Les soins pour les personnes marginalisées : oui, d’autres solutions existent.

Québec, le 19 mars 2016

Depuis quelques jours, la question de la survie de la Coop SABSA dans la Basse-Ville de Québec a mis de l’avant les enjeux d’accessibilité à des soins de première ligne de qualité pour les personnes les plus vulnérables de notre société. Force est de constater que les initiatives comme celles de SPOT Clinique communautaire de santé et d’enseignement1, de la Coop SABSA, du local communautaire de Vanier ou de la Maison Gilles Kègle, entre autres, répondent à des besoins de soins non comblés par l’offre publique en santé dans la ville de Québec. Il importe alors de faire les choses autrement pour améliorer la santé et le mieux-être des personnes qui ont les plus grands besoins (par ex. accessibilité géographique et sociale des soins, milieux d’accueil chaleureux, suppression des barrières administratives, approche globale, etc.).

Tout en reconnaissant la qualité du travail et du dévouement notamment des équipes de proximité déployées par le CIUSSS de la Capitale-Nationale (par ex. équipes SIDEP-SABSA, Clinique des réfugiés et « Programme de suivis intensifs dans la communauté » de l’IUSMQ), il faut reconnaitre que la réponse aux besoins de santé des personnes vulnérables est plurielle, et accepter que pour la population marginalisée il faille sortir du cadre normatif pour être efficace.

Quels sont les ingrédients du succès des organismes qui réussissent à rejoindre les personnes marginalisées et désaffiliées ? Ils misent sur :

  • Une approche de soins globale et humaniste.
  • Un rôle infirmier élargi au cœur de l’offre de soins.
  • L’intégration de pairs aidants dans celle-ci.
  • La proximité relationnelle et géographique (e. soins dispensés dans les milieux communautaires).
  • Une infrastructure très légère et la réduction des barrières administratives.
  • La collaboration interprofessionnelle : infirmières, pairs aidants, médecins, dentistes, physiothérapeutes, ergothérapeutes, psychologues, intervenants communautaires, travailleurs sociaux, bénévoles, groupes d’usagers, tous travaillant à l’unisson selon les besoins des personnes en souffrance, chacun apportant son expertise de façon humanitaire et complémentaire.
  • Une gouvernance démocratique et participative impliquant les citoyens, le milieu communautaire, les étudiants et les partenaires au sein des conseils d’administration, d’assemblées générales ainsi que des différents comités de travail et de soutien.
  • Une efficience économique fondée sur la prévention et l’éducation, en amont des crises sociales ou médicales qui coutent si cher à notre système de soins (les Urgences) et services sociaux mais aussi une efficience humanitaire, car les soins sont construits sur l’écoute et le respect.
  • Le temps accordé au processus pour mettre ces ingrédients en place.

C’est en travaillant ensemble, dans le respect de nos différences et en croisant nos diverses expertises (i.e. les experts citoyens avec les experts en enseignement, en santé, en recherche et dans le milieu communautaire) que nous en arriverons à une meilleure équité en santé. Notre action est fondée sur l’inclusion des personnes marginalisées dans la recherche de solutions. Nous devons œuvrer en continu avec elles pour comprendre leurs besoins, leurs défis et améliorer nos façons de faire. N’hésitons pas à sortir du moule « patients-clients » dans lequel les personnes se retrouvent trop souvent dans une position passive face aux professionnel-le-s de la santé. Les personnes qui fréquentent nos ressources communautaires sont des citoyens-partenaires à part entière, capables d’une formidable résilience et pouvant contribuer activement à la communauté dans laquelle ils vivent pour peu que la collectivité leur en donne la chance et écoute leur voix.

La santé est une responsabilité individuelle et collective. Nos organisations apportent leur contribution au développement d’une communauté solidaire, notamment à l’égard des inégalités sociales de santé et de l’accès à des soins de qualité pour tous. « Le soleil n’ignore pas un village parce qu’il est petit ». Cette maxime africaine pourrait inspirer nos dirigeants actuels qui sont élus démocratiquement pour représenter et servir la population, toute la population. Nous comprenons les enjeux actuels de réorganisation et de mobilisation des différents groupes professionnels dans le souci d’offrir un accès aux soins au plus grand nombre. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs, mais doit-on laisser sur la touche des solutions alternatives, issues d’une expérience riche en savoir, qui sont de plus fondées sur une (re-)connaissance scientifique internationale, et qui de surcroit sont si peu onéreuses? Nous, Clinique SPOT, Coop SABSA et autres initiatives dans la communauté sommes parties de la solution d’aujourd’hui, mais aussi de demain. Pourquoi nos modestes initiatives ont-elles tant de réussite? Pourquoi nos modèles de soins sont-ils si efficaces malgré leur faible coût économique? Autant de questions simples auxquelles nous apportons une réponse simple : l’humain est au cœur de nos actions. Que le système public de santé soutienne le communautaire et en utilise la créativité et les innovations pour enrichir sa propre organisation, n’est-ce pas une bonne association, naturelle et logique de sens?

Notre expertise est fondée sur la science mais aussi sur l’expérience et le partage des intelligences. Nos actions sont le fruit d’alliances auxquelles l’administration publique collabore souvent, mais parfois trop craintivement. Nous avançons très souvent à contrecourant, et nous innovons constamment, seule façon de survivre dans la disette budgétaire qui est notre lot quotidien, mais nous développons, et avec…bonheur! Demain que voudrons-nous raconter à nos petits-enfants? Nous leur parlerons d’humanité, de partage, d’intelligence, de générosité, d’innovation et des expériences qui nous auront permis de leur laisser un monde meilleur. De l’audace, et de la créativité! Allons donc de l’avant avec ces nouvelles idées qui nous permettent de progresser comme société.

 

Le conseil d’administration de la Clinique SPOT : Maxime Amar (président), Josette Castel, Steves Desponts, Stéphanie Lampron, Anne-Marie Michaud, Camille Rodrigue et Simon Vermette
Infirmière clinicienne Clinique SPOT : Annie Bérubé
Coordonnatrice Clinique SPOT : Nathalie Bouchard

1 Fruit de trois années de travail de concertation et de co-construction entre le milieu communautaire, le milieu universitaire et des institutions de soins, SPOT Clinique communautaire de santé et d’enseignement est un organisme sans but lucratif fondé en 2014 dont la mission est d’offrir, prioritairement dans le secteur Basse-Ville, Limoilou et Vanier de la ville de Québec, des soins et services de santé de première ligne à des personnes marginalisées, désaffiliées, en situation de vulnérabilité socio sanitaire, non rejointes par l’offre de soins et services existante, et d’offrir aux étudiants en sciences de la santé et services sociaux un milieu de formation pratique axé sur une vision de santé globale et l’enseignement des pratiques de collaboration interprofessionnelle.

Le Fil, Université Laval : Un Prix Profession santé décerné à la Clinique SPOT

Au service des personnes vulnérables et marginalisées de la région de Québec depuis 2014, la clinique SPOT a vu son travail reconnu par un Prix Profession Santé

La Clinique SPOT de Québec a reçu un Prix Profession santé, dans la catégorie Équipe interprofessionnelle, à l’occasion d’un gala qui s’est tenu à Montréal le 5 novembre 2015. L’équipe, qui compte plusieurs étudiants et professeurs de l’Université, s’est illustrée pour avoir permis, grâce à sa grande cohésion, l’implantation et l’exécution de soins et de services aux personnes marginalisées et vulnérables de la ville de Québec. Elle s’est également distinguée pour sa mission pédagogique puisqu’elle expose les étudiants en sciences de la santé et en sciences sociales à la réalité de ces citoyens.

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Le mot du président

Québec, le 4 juin 2015, que de chemin parcouru…

Il y a un à peine, SPOT n’était encore qu’une idée, un projet, un espoir, un possible, un peut-être, un vous rêvez en couleurs, un cela ne marchera jamais, un comment allez-vous payer une infirmière, un mais où allez-vous trouver des médecins, …

Après plus de trois années de travail préparatoire d’analyse et de concertation, SPOT a débuté ses activités cliniques en milieu communautaire le 17 novembre 2014 et a amorcé en janvier dernier son volet enseignement.
Aujourd’hui la Clinique SPOT est fermement implantée dans cinq points de services dans la communauté. Annie Bérubé, notre infirmière clinicienne, est au centre des activités cliniques et d’enseignement; 5 médecins, bientôt 7, et 5 dentistes travaillent en collaboration; un pair aidant, Steves Desponts, est présent sur tous nos sites, et la Clinique poursuit fièrement son développement grâce à l’engagement, au dynamisme et aux talents multiples de son énergique et dévouée coordonnatrice vélocipédiste, Nathalie Bouchard. Les membres du conseil d’administration, dont plusieurs au départ étaient des néophytes en la matière, ont mis les bouchées doubles, se réunissant souvent pour soutenir la mise en application d’une gouvernance démocratique centrée sur le partage du pouvoir et des savoirs et l’appropriation collective des enjeux et des décisions.

Les étudiants de pharmacie, de sciences infirmières, de médecine et de nutrition se sont succédés auprès des membres de l’équipe de soins. Le flou artistique du départ a laissé place à l’enthousiasme, les changements nécessaires pour faciliter l’intégration des étudiants à l’équipe ayant rapidement été identifiés et appliqués. Le comité « Étudiant » quant à lui déborde d’enthousiasme sous l’impulsion de plus de 50 de membres issus des différentes Facultés. Un point de services dentaire est en voie d’implantation dans l’un des organismes communautaires où SPOT offre ses soins et services, soit au Relais d’Espérance à Limoilou. Ce local de dentisterie, est mis en place grâce aux dons de quelques organismes et grâce à l’implication solidaire des acteurs de SPOT, les cinq dentistes impliqués ne comptant, à l’instar de la coordonnatrice de SPOT et des intervenants du milieu communautaire, ni leur temps ni leur dévouement pour mener à bien ce volet de l’action en santé plus globale de SPOT.

SPOT

La recherche, soutenue par un comité de recherche spécifique, prend son envol pour soutenir et documenter les actions de SPOT grâce à l’implication de nombreux chercheurs appuyés professionnellement par Geneviève Olivier-D’Avignon. SPOT est ainsi soutenu par un processus de monitoring et de recherche-évaluation qui permettra de rendre compte des interventions et de leur pertinence. SPOT est un projet novateur, concerté et de proximité de dispensation de soins médicaux, dentaires et infirmiers, de services de première ligne et d’enseignement universitaire. On peut donc croire que plusieurs organisations publiques et communautaires à Québec, voire au Québec, y trouveront une source d’inspiration, tant dans la démarche que les résultats. La diffusion du modèle de partenariat et d’organisation des soins de première ligne et d’enseignement en proximité qui fait la signature de SPOT sera un autre apport dynamique de SPOT dans la communauté.

Pour assurer le plein déploiement de l’offre de soins, de services et d’enseignement de SPOT, nous multiplions les efforts pour compléter les financements nécessaires à la pérennisation de l’embauche de l’équipe de base de SPOT et à sa croissance. Ces efforts portent fruit comme en témoignent le soutien du Ministère de la Santé et des Services sociaux (dans le cadre du Plan d’action interministériel en itinérance 2015-2020), celui de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches et celui de quelques fondations privées. Nous remercions d’ailleurs pour leur audace les partenaires financiers de la 1re heure, soit le CSSS de la Vieille-Capitale, les quatre Facultés impliquées de l’Université Laval (médecine, sciences infirmières, pharmacie et sciences sociales, la Caisse d’économie solidaire Desjardins et La Capitale Groupe financier. SPOT a aussi obtenu son statut d’organisme de bienfaisance ce qui devrait faciliter certaines démarches, le financement restant malgré nos efforts une source de préoccupation. Malgré la petitesse voulue de son infrastructure, et donc de ses besoins budgétaires, et l’engagement humanitaire de plusieurs personnes, SPOT devra donc faire preuve de créativité pour assurer son autonomie financière dans les prochaines années.

Vous vous en doutez à la lecture de ce bref compte rendu d’activités, SPOT a le vent dans les voiles. Que de chemin parcouru depuis l’Assemblée de fondation du 10 février 2014! L’OBNL compte plus de 100 membres à ce jour. Et les projets ne manquent pas : mise en place d’un point de services mobile (en partenariat avec la Roulotte le Marginal de la Société Saint-Vincent-de-Paul et grâce au financement de la fondation TELUS), réflexion quant à l’ouverture d’un point de services dédié à la santé des femmes, participation au développement communautaire dans Vanier et soutien à la communauté des réfugiés nouvellement au pays en association avec le Centre multiethnique de Québec, développement des terrains de stage en nutrition, en sciences sociales et en psychologie, développement d’activités d’éducation à la santé. SPOT s’est construit sur une base solidaire dont la solidité et la richesse inscrivent la Clinique communautaire de façon remarquable dans le tissu social, communautaire, sanitaire et d’éducation de Québec.

SPOT est désormais en marche, pour le bien-être des plus démunis mais également pour le développement d’un enseignement humaniste au cœur de la souffrance. À notre modeste façon, nous tentons de faire une différence. Puissions-nous ainsi, aux côtés de tous nos partenaires et des différents acteurs dans la communauté, aider à aplanir les inégalités sociales de santé sur notre territoire de façon durable.
Pensons-y, nous avons même eu des visiteurs du Congo et des échanges avec des intervenants haïtiens. On peut rêver…Non, en fait, nous ne rêvons plus, nous réalisons nos rêves désormais, et cela ne fait que commencer.
À l’année prochaine, tous ensemble, solidaires dans cet espoir de changement qui nous unit et ne montre, quant à lui, aucun signe d’austérité.

Maxime Amar
Président de SPOT

SPOT, fiche synthèse décembre 2014

Fiche synthèse

1 Pour le détail du projet, consulter le Modèle de soins, de services et d’enseignement, disponible sur demande.

2 Liste des membres du conseil d’administration disponible sur demande.

1. Origine du projet 

Au printemps 2011, le Département de médecine sociale et préventive de la Faculté de médecine de l’Université Laval lançait l’idée d’une Clinique communautaire étudiante de santé. Un premier tour d’horizon avait alors révélé chez les étudiants des sciences de la santé et des sciences sociales le besoin d’être exposés plus rapidement aux réalités sociales et communautaires pendant leur formation. Parallèlement à ce besoin, les populations en situation de vulnérabilité à Québec aspiraient à plus de services de santé, les organismes communautaires peinant à répondre à l’étendue des besoins des personnes qu’ils desservent. Le projet de Clinique communautaire tire son existence de l’expression de ces besoins.

Rapidement, le Centre de santé et de services sociaux de la Vieille-Capitale (CSSS-VC), le Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ) et les Facultés des sciences infirmières, des sciences sociales, de pharmacie et de médecine dentaire de l’Université Laval se sont jointes au projet pour en devenir, avec la Faculté de médecine, les principaux promoteurs.

Une grande étape de consultation et de mobilisation s’est ensuite déroulée en 2012-2013. Cette étape aura permis de tenir une série de rencontres dans tous les milieux concernés permettant de réaliser une Étude de besoins, de mener des groupes de discussions, de tenir une Journée de travail et de rédiger le Modèle de soins, de services et d’enseignement. En février 2014, l’organisme à but non lucratif (OBNL) SPOT Clinique communautaire de santé et d’enseignement (SPOT-CCSE) a été fondé.2 SPOT est de plus depuis novembre 2014 reconnu à titre d’organisme de charité par l’Agence du Revenu du Canada.

2. Mission et objectifs 

SPOT-CCSE a pour mission d’améliorer l’état de santé des populations marginalisées, désaffiliées, en situation de vulnérabilité sociosanitaire, non rejointes par l’offre de soins et services existante, et de former une relève professionnelle sensibilisée aux enjeux sociaux et aux besoins de santé de cette clientèle.

Les deux principaux objectifs de la Clinique sont :

 Rendre accessibles des soins et services sociaux intégrés de première ligne à ces personnes.

 Offrir aux étudiant-e-s des 1er, 2e et 3e cycles en sciences de la santé et services sociaux un milieu de formation pratique axé sur une vision de santé globale et l’enseignement des pratiques de collaboration interprofessionnelle.

Les personnes visées par l’offre de soins et services sont des personnes itinérantes (i.e. vivant l’une ou l’autre des trois formes d’itinérance : situationnelle, cyclique ou chronique) ou en situation d’instabilité résidentielle, des jeunes de la rue, des réfugiés, des femmes et des hommes dans une dynamique Page 2 sur

prostitutionnelle, des utilisateurs de drogues injectables et des personnes vivant d’autres conditions médicosociales délétères.

Il n’y a aucun critère d’exclusion mais la nature de l’offre de soins et services, la spécificité des lieux où s’implante SPOT-CCSE et l’absence de barrières administratives favoriseront l’accessibilité (géographique et relationnelle) pour les populations prioritaires visées. Puisque plusieurs de ces personnes fréquentent déjà un organisme communautaire, elles seront majoritairement référées par un intervenant communautaire ou accompagnées par celui-ci. Cette collaboration avec les intervenant-e-s du milieu communautaire est garante que la population ciblée sera effectivement celle qui sera majoritairement rejointe. Au besoin, les personnes non prioritairement ciblées par l’offre de soins et services qui se présenteront dans les points de services seront orientées vers une autre ressource des réseaux public et communautaire.

En raison de son fort indice de défavorisation sociale et matérielle et du fort niveau d’inégalités sociales de santé qu’on y rencontre, le territoire Basse-Ville/Limoilou/Vanier (BVLV) est le territoire prioritairement ciblé par le projet SPOT-CCSE.

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Radio-Canada: Une clinique médicale pour clientèle démunie à Québec

Une première clinique de santé réservée aux personnes marginales ouvre ses portes à Québec. Les services offerts à la clinique SPOT sont destinés à des patients qui ne sont pas rejoints par le système de santé.

Cinq médecins, trois dentistes ainsi que le personnel infirmier assurent le fonctionnement de la clinique mobile qui dessert principalement le territoire de la Basse-Ville et des quartiers Limoilou et Vanier.

Le Dr Maxime Amar explique que les professionnels de la santé vont se déplacer dans différents milieux chaque jour. « Chaque lundi on est à tel endroit, comme l’Archipel d’entraide ici. Le mardi soir, on est à Dauphine. Le mercredi, ce sera Au Relais d’espérance dans Limoilou et le jeudi après-midi on sera à la Maison revivre », dit-il.

Des services seront éventuellement offerts la fin de semaine à l’organisme l’Évasion et dans les HLM plus au nord du quartier Limoilou.

Lire la suite et voir le reportage sur le site de Radio Canada

 

Offre de stage

SPOT

Faites nous parvenir votre candidature pour un stage à la clinique pour l’été 2015.
Date limite pour poster votre candidature 1er Juin 2015.

Directement par courriel à info@cliniquespot.org ou via le formulaire de contact

Nouvelles – Clinique spot dans la presse

SPOT: une clinique itinérante pour les marginaux  (le Soleil)

(Québec) SPOT, la première clinique de santé réservée aux «plus vulnérables des vulnérables», ouvrira officiellement sa porte aux marginaux dès le 17 novembre.

En fait, elle n’ouvrira pas sa porte. Elle ouvrira plutôt de nombreuses portes puisqu’elle sera itinérante, cette clinique, changeant de port d’attache chaque jour. «SPOT va être dans les milieux où les gens se retrouvent», explique le président du conseil d’administration, le Dr Maxime Amar. «L’objectif, c’est de briser l’isolement et l’exclusion sociale en allant où les gens sont.»

Inutile de vous y rendre si vous êtes en mesure de visiter une clinique traditionnelle, que vous prenez adéquatement votre médication, que vous avez un réseau. «Ce n’est pas un endroit où n’importe qui peut venir», insiste M. Amar. «C’est pour aller chercher les plus vulnérables des vulnérables.» Dans le jargon institutionnel, on parle d’une clientèle «désaffiliée».

Lire la suite sur le site de LaPresse