SPOT est un organisme à but non lucratif, fondé à Québec en février 2014, dont la mission est d’améliorer l’état de santé des personnes marginalisées, désaffiliées, en situation de vulnérabilité sociosanitaire, non rejointes par l’offre de soins et services existante, et de former une relève professionnelle sensibilisée aux enjeux sociaux et aux besoins de santé de ces personnes.

Offre d’emploi pour une paire aidante

La paire aidante est une membre de l’équipe de soins-services-enseignement qui partage son vécu, son histoire de rétablissement et ses expertises dans le but de redonner de l’espoir, de servir de modèle d’identification, d’offrir de l’inspiration, du soutien et de l’information auprès de personnes vivant des situations similaires à celles qu’elle a vécues. Sous la supervision de la coordonnatrice et en étroite collaboration avec le pair aidant à temps plein et les infirmières cliniciennes, la paire aidante assume les tâches suivantes :
Accueil et intervention
• Être présente à l’accueil des différents points de services, notamment celui prochainement dédié à la santé des femmes, pour y offrir de l’écoute active, de l’espoir, de l’apaisement et favoriser l’établissement d’un lien de confiance entre les personnes qui consultent, les autres membres de l’équipe de soins-services et les étudiants/stagiaires.
• Au besoin, être présente pendant les soins-services, si cela est demandé par les personnes.
• Accompagner ou référer des personnes à SPOT.
• Au besoin, accompagner les personnes dans certaines démarches liées à leur rétablissement et leur faire connaitre certaines ressources d’aide complémentaires.
Promotion et vie associative
• Faire connaitre les services de SPOT auprès des organismes du milieu et des personnes visées par l’offre de soins-services et au besoin représenter SPOT.
• Collaborer à la mobilisation et à l’animation du CPU3S (« Comité des personnes utilisant les soins de santé de SPOT »).
Enseignement et recherche-évaluation
• Contribuer à l’accueil, à l’intégration et à la sensibilisation des étudiants/stagiaires.
• Participer aux rencontres de rétroaction-enseignement suivant la prestation de soins-services.
• Au besoin, soutenir et participer à certains projets de recherche et d’évaluation.
Exigences :
▪ Avoir vécu des épisodes de désaffiliation, de marginalisation ou d’itinérance-errance.
▪ Être bien ancrée dans son processus de rétablissement.
▪ Accepter de participer à des rencontres de supervision-mentorat.
▪ Faire preuve d’un certain recul face au milieu de la rue, à la maladie et à l’expérience de marginalisation.
▪ Être à l’aise de parler de son vécu et être un modèle positif auquel les personnes désaffiliées, notamment les femmes, peuvent s’identifier.
▪ Avoir des capacités de base en relation d’aide et de fortes habiletés relationnelles : écoute active, ouverture d’esprit et empathie.
▪ Avoir une très bonne capacité d’adaptation.
▪ Respecter les règles de confidentialité.
▪ Être consciente de ses limites personnelles et les respecter.
▪ Adhérer aux approches, objectifs et valeurs de SPOT.
▪ Connaitre les ressources du milieu communautaire et de la santé et les services offerts aux personnes désaffiliées.
▪ Être disponible pour des déplacements.
▪ Des atouts : avoir complété son Secondaire V et avoir suivi la formation Pair aidant Réseau de l’AQRP.
Conditions de travail
• Statut : contrat d’un an avec entrée en fonction en octobre 2018, possibilité de renouvellement (selon les financements obtenus).
• Temps partiel 14h/semaine (selon les financements obtenus et l’évolution des besoins, possibilité éventuelle de faire plus d’heures).
• Taux horaire : base de 16,50 $.

Les femmes intéressées doivent signifier leur intérêt en envoyant leur CV et une lettre (ou un courriel) de motivation à chprojet@cliniquespot.org au plus tard lundi 10 septembre 2018 à 17h.
Seules les personnes convoquées en entrevue seront contactées.

SPOT ouverture poste paire aidante août2018 vf

Liste d’attente pour soins dentaires (Automne 2017)

L’équipe de SPOT tient à vous informer que notre liste d’attente pour les rendez-vous pour les soins dentaires est actuellement COMPLÈTE.

Ainsi, pour tout l’automne 2017, c’est à regret que nous vous informons que nous ne pourrons ajouter de nouvelles personnes sur notre liste d’attente pour les soins dentaires.

Merci de votre compréhension et collaboration.

Soyez assurés que l’équipe SPOT est tout à fait consciente de l’ampleur des besoins et de la souffrance buccodentaires et qu’elle met tout en œuvre pour développer progressivement et de façon durable son offre de soins dentaires.

L’équipe de SPOT

Les soins pour les personnes marginalisées : Oui, d’autres solutions existent.

Québec, le 19 mars 2016

Depuis quelques jours, la question de la survie de la Coop SABSA dans la Basse-Ville de Québec a mis de l’avant les enjeux d’accessibilité à des soins de première ligne de qualité pour les personnes les plus vulnérables de notre société. Force est de constater que les initiatives comme celles de SPOT Clinique communautaire de santé et d’enseignement1, de la Coop SABSA, du local communautaire de Vanier ou de la Maison Gilles Kègle, entre autres, répondent à des besoins de soins non comblés par l’offre publique en santé dans la ville de Québec. Il importe alors de faire les choses autrement pour améliorer la santé et le mieux-être des personnes qui ont les plus grands besoins (par ex. accessibilité géographique et sociale des soins, milieux d’accueil chaleureux, suppression des barrières administratives, approche globale, etc.).

Tout en reconnaissant la qualité du travail et du dévouement notamment des équipes de proximité déployées par le CIUSSS de la Capitale-Nationale (par ex. équipes SIDEP-SABSA, Clinique des réfugiés et « Programme de suivis intensifs dans la communauté » de l’IUSMQ), il faut reconnaitre que la réponse aux besoins de santé des personnes vulnérables est plurielle, et accepter que pour la population marginalisée il faille sortir du cadre normatif pour être efficace.

Quels sont les ingrédients du succès des organismes qui réussissent à rejoindre les personnes marginalisées et désaffiliées ? Ils misent sur :

  • Une approche de soins globale et humaniste.
  • Un rôle infirmier élargi au cœur de l’offre de soins.
  • L’intégration de pairs aidants dans celle-ci.
  • La proximité relationnelle et géographique (e. soins dispensés dans les milieux communautaires).
  • Une infrastructure très légère et la réduction des barrières administratives.
  • La collaboration interprofessionnelle : infirmières, pairs aidants, médecins, dentistes, physiothérapeutes, ergothérapeutes, psychologues, intervenants communautaires, travailleurs sociaux, bénévoles, groupes d’usagers, tous travaillant à l’unisson selon les besoins des personnes en souffrance, chacun apportant son expertise de façon humanitaire et complémentaire.
  • Une gouvernance démocratique et participative impliquant les citoyens, le milieu communautaire, les étudiants et les partenaires au sein des conseils d’administration, d’assemblées générales ainsi que des différents comités de travail et de soutien.
  • Une efficience économique fondée sur la prévention et l’éducation, en amont des crises sociales ou médicales qui coutent si cher à notre système de soins (les Urgences) et services sociaux mais aussi une efficience humanitaire, car les soins sont construits sur l’écoute et le respect.
  • Le temps accordé au processus pour mettre ces ingrédients en place.

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Radio-Canada: Une clinique médicale pour clientèle démunie à Québec

Une première clinique de santé réservée aux personnes marginales ouvre ses portes à Québec. Les services offerts à la clinique SPOT sont destinés à des patients qui ne sont pas rejoints par le système de santé.

Cinq médecins, trois dentistes ainsi que le personnel infirmier assurent le fonctionnement de la clinique mobile qui dessert principalement le territoire de la Basse-Ville et des quartiers Limoilou et Vanier.

Le Dr Maxime Amar explique que les professionnels de la santé vont se déplacer dans différents milieux chaque jour. « Chaque lundi on est à tel endroit, comme l’Archipel d’entraide ici. Le mardi soir, on est à Dauphine. Le mercredi, ce sera Au Relais d’espérance dans Limoilou et le jeudi après-midi on sera à la Maison revivre », dit-il.

Des services seront éventuellement offerts la fin de semaine à l’organisme l’Évasion et dans les HLM plus au nord du quartier Limoilou.

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